Nous n'aurions jamais imaginé devenir une statistique, et pourtant, nous y sommes. Notre première grossesse, après presque un an d'essais, s'est soldée par une fausse couche. Notre deuxième grossesse est arrivée deux mois plus tard. Nous avons passé le premier trimestre et étions pleins d'espoir. Nous avons suivi des cours de préparation à la grossesse, à l'accouchement et à la parentalité, mais la possibilité d'une mortinaissance y était rarement abordée. À l'époque, nous n'y avons pas trop prêté attention. Qui pense que cela va lui arriver ? Eh bien, c'est arrivé à nous. Nous avons perdu notre bébé à 36 semaines. Le silence qui suit l'absence de battements de cœur à l'échographie ou de cris après la naissance est insoutenable.
Alors que nous étions en plein deuil suite à la perte de notre bébé, on m'a diagnostiqué la maladie de Basedow, qui nécessitait une intervention chirurgicale. On nous a dit que les chances de concevoir naturellement pendant cette période étaient très faibles et déconseillées, alors nous avons cessé d'essayer. Nous avons attendu huit mois avant la date prévue de l'opération, puis quatre mois supplémentaires avant d'être autorisés à recommencer les essais. L'année suivante, nous avons tout noté scrupuleusement et essayé toutes les méthodes possibles, sans succès. Nous avons finalement été orientés vers un spécialiste de la fertilité, qui nous a annoncé que nous souffrions d'infertilité inexpliquée. On nous a présenté toutes les options : stimulation de l'ovulation, insémination intra-utérine (IIU) et fécondation in vitro (FIV). Nous avons décidé de commencer par la solution la plus simple. Cela nous a menés sur un nouveau chemin semé d'embûches. On m'a diagnostiqué une endométriose infiltrante profonde de stade 4, avec notamment de gros kystes ovariens sur les deux ovaires. Ce diagnostic a anéanti toutes nos options, sauf une : la FIV. Cependant, avant même de pouvoir entamer ce parcours, je dois subir une nouvelle intervention chirurgicale.
Nous sommes impatients et prudemment optimistes à l'idée de commencer notre parcours de FIV. L'obtention de cette subvention est une lueur d'espoir dans l'obscurité de l'infertilité.